Entrer dans sa maison, c’est bien plus qu’une simple visite ; c’est un voyage dans un autre monde.
Sa maison ressemble à une galerie vivante, remplie de tableaux et de beauté. C’est là que nous avons rencontré la Dre Rita Tanios Keyrouz, enseignante universitaire et artiste plasticienne originaire de Deir El Ahmar, dans la vallée de la Bekaa au Liban, pour une conversation inspirante, nourrie par la richesse de son expérience, de sa culture et de ses réflexions sur le sens de la vie.
La Dre Rita évoque une passion pour l’art qui a commencé avant même qu’elle n’apprenne à écrire, ainsi que son parcours dans l’éducation et ses expériences auprès de personnes issues de différentes communautés et régions. Elle estime que le véritable art ne connaît ni racisme ni sectarisme ; au contraire, il crée des ponts pour le dialogue et la paix et rapproche les êtres humains de leur humanité commune.
Dans un monde où les divisions créent des barrières, la Dre Rita croit que l’art a le pouvoir de les faire tomber. Si les artistes avaient réellement le pouvoir de décider, dit-elle, il n’y aurait peut-être pas de guerres.
Et parce que l’art reflète le Liban, la Dre Rita évoque l’image du phénix, l’oiseau mythique qui meurt avant de renaître de ses propres ruines. Tout comme le phénix renaît de ses cendres, l’art s’élève au-dessus de tout ce qui cherche à effacer la beauté et la mémoire, nous offrant finalement un sentiment de permanence.